Thérapie auriculaire et lavage émotionnel REM ®: nouvelles frontières de la psychologie dynamique:



Enseignant de psychodynamique émotionnelle et relations humainesMots clés: Thérapie auriculaire, Lavage émotionnel Dans l’univers, tout est énergie et information ; même notre façon de penser est énergie et information, et donc nous voyons dans le monde ce que nous voulons voir, c’est-à-dire le reflet de notre schéma énergétique.
En d’autres mots, le corps humain, ainsi que les cellules qui le composent, renferment un ensemble d’informations énergétiques sur tout le vécu, de la naissance jusqu’à l’âge présent, qui conditionne la façon de se positionner par rapport aux autres et les évènements que le patient attire inconsciemment dans sa vie.
Un rôle fondamental est joué dans ce mécanisme par les émotions, qui sont la manière à travers laquelle le patient vit son corps. L’émotion la plus importante est sans nul doute la peur, acquise comme information à la naissance et même dans certains cas lors de la grossesse. Ainsi, la première respiration du nouveau-né peut être considérée comme la « mère de toutes les émotions », car c’est à ce moment qu’a lieu le premier grand changement qui conditionne tout l’avenir. L’enfant, à la naissance, se détache de sa mère et subit divers traumatismes, de la coupe du cordon ombilical au passage dans un environnement nettement plus froid que l’environnement utérin, au contact avec des mains rudes sur sa peau délicate, à la première respiration qui constitue sans aucun doute un trauma en raison de l’écoulement alvéolaire et de l’émergence de vie ou de mort que la respiration représente symboliquement. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, à partir de ce moment, toute peur, ainsi que toute autre émotion, est directement liée à la respiration.
Nous bloquons notre respiration lorsque nous sommes anxieux, nous accélérons la respiration et le battement cardiaque lors des crises de panique, nous inspirons et ne réussissons plus à expirer lors des crises d’asthmes au cours desquelles nous demandons de l’amour et ne savons en donner.
Il y a, à chaque fois que la peur, la colère, le ressentiment ou la tristesse sont bloqués dans notre corps, une congélation de l’émotion dans le schéma bioénergétique qui altère les informations au niveau du système nerveux. Quand le patient se retrouve dans des situations qui lui rappellent l’événement passé et oublié, , le noyau de l’ensemble congelé s’amplifie et, en conséquence, le déséquilibre augmente de manière exponentielle.
On comprend alors combien le vécu émotionnel inexprimé forme autour de nous une cage qui nous fait toujours tomber dans des situations existentielles semblables, parce que nous attirons des personnes, ou des évènements, qui nous confirment le schéma énergétique que nous avons construit autour de nous.
L’altération du schéma énergétique informatif advient à différents niveaux, au niveau énergétique évidemment, mais aussi à celui du système nerveux et de la cuirasse musculaire. Le corps en effet mémorise ces noyaux congelés en altération des chaînes musculaires pour lesquelles la stimulation de certains points donnés est en mesure d’activer le signal congelé et de le décongeler.
Les niveaux de blocage sont nombreux : on peut les imaginer comme des anneaux qui entourent le corps dans l’intention de freiner l’écoulement libre de l’énergie. La localisation de ces anneaux va du haut vers le bas: au niveau oculaire, mandibulaire, du cou, des épaules, du thorax, du diaphragme, de l’abdomen et du pelvis.
Nous avons appris après des années d’expérimentations à déceler directement ces blocs sur le pavillon auriculaire et à les stimuler avec des aiguilles d’acupuncture ou avec un massage en spirale effectuée en même temps qu’une technique respiratoire dérivée du pranayama que le patient effectue pendant 40 minutes environ. La respiration a lieu avec la bouche en inspiration et expiration, car on se connecte à travers la bouche plus facilement au cerveau intestinal, siège des émotions primaires; il n’y a qui plus est aucune pause entre inspiration et expiration et c’est pourquoi cette respiration est définie circulaire, consciente et liée. Cette façon de respirer en manière continue pendant 40 minutes, sans accélérations ni hyper-ventilations, favorise la décongélation de ces vieilles émotions congelées dans le corps qui ont jusqu’alors conditionné le flux libre de l’énergie et donc la personnalité du patient.
La stimulation contemporaine des aires musculaires bloquées au niveau auriculaire, qui se mettent en action pendant la respiration, permet un blocage complet accompagné souvent d’une prise de conscience de l’émotion congelée et de l’événement qui y est lié. Une peur, ou une autre émotion bloquée, advenue à trois ans n’a plus par exemple aucune raison d’exister à l’âge adulte, mais seul le fait de la voir pendant la respiration et la stimulation nociceptive permet le détachement de cette information du schéma corporel.
Les points auriculaires deviennent positifs au cours notamment de la respiration circulaire et doivent être stimulés au fur et à mesure que la séance se déroule. Cette technique que notre groupe d’études et de recherches a appelée Lavage émotionnel REM ® ouvre de nouvelles frontières en psychologie dynamique et permet de se libérer de la cage de peur relationnelle que tout individu se construit de manière cachée ou manifeste, et permet donc à l’individu de retrouver sa personnalité et son bonheur intérieur.
Cette recherche de positivité des points advient selon une succession qui va du lobe vers la fossette naviculaire.
Le premier segment qu’il faut traiter est le segment oculaire, à savoir l’espace comprenant les yeux, le nez et les oreilles.
Des yeux inexpressifs, la rigidité des paupières, du front et du cuir chevelu, la fixité des parois du nez, la difficulté à pleurer, l'impossibilité d’ouvrir en grand les yeux ou de suivre un objet en mouvement, la protrusion des globes oculaires, donnent la sensation d’un masque: telle est la caractéristique du blocage du segment oculaire.
Le segment oculaire est lié de façon énergétique aux méridiens du cœur et de la vésicule biliaire. L’énergie du cœur fait des yeux des organes de contact animique, et la vésicule biliaire caractérise l’agressivité du regard, où le mot agressivité signifie regard qui se tourne vers le haut.
Un certain degré de cuirasse oculaire est pratiquement présent chez tout le monde et quand il s’aggrave, des phénomènes psychotiques peuvent naître.
Le blocage du segment oral est directement lié au maintien des sons et des pleurs. L'input au fait de pleurer sans pouvoir s’arrêter demande cependant la présence des trois premiers segments, voire des quatre. On trouve par contre le segment abdominal dans les sanglots. Il faut donc, pour redonner au patient la possibilité de sangloter ou de pleurer, libérer plusieurs éléments. Les points auriculaires relatifs aux deux premiers segments sont localisés dans le lobe.
Le troisième segment est le segment cervical , qui comprend les muscles du cou, en superficie et en profondeur, et la langue. Le cou peut être considéré comme le baromètre de niveau général de stress ; en effet, c’est le médiateur des conflits entre la tête et le cœur, c’est-à-dire entre les pensées et les émotions. Ce segment est lié au chakra de la gorge et donc à la libre expression de la propre personnalité. Il retient la colère, la tristesse et la peur ; et, de fait, ses émotions sont souvent réprimées avec un durcissement du cou, ce qui bloque l’énergie provenant du cœur. D’où un aspect altéré, à savoir de détachement émotionnel par rapport à son corps. Il est fréquent d’observer comment les émotions sont littéralement avalées. Le « nœud à la gorge » n’est rien d’autre que des larmes et de la tristesse concentrées en ce point et ne demandant qu’à sortir. Là-encore, le fait de vomir rend la cuirasse moins dure et permet aux émotions de sortir.
Le quatrième segment comprend les muscles des épaules et de la ceinture claviculaire. Les points auriculaires concernant les troisième et quatrième segments sont localisés à la fin de l’hélix, dans la première partie de l’antitragus et dans la fosse scaphoïde inférieure.
Les épaules sont des intermédiaires entre les forces émotionnelles du thorax (chakra du cœur) et l’expressivité des bras, des avants-bras et des mains.
C’est à ce niveau que se bloquent les émotion produites dans le chakra cardiaque.
La dureté et la contraction des muscles des épaules est très fréquente lorsqu’il s’agit d’indiquer un sens de responsabilité ou d’insécurité envers ses propres responsabilités : un poids que l’on porte sur les épaules.
Le mouvement libre du thorax fait comprendre que l’on est vivant. Tel est le chakra du cœur où s’exprime la passion et la compassion.
Le blocage de ce segment peut advenir à travers de mauvais traitements traumatiques, des frustrations en amour ou un manque de confiance de la part des parents.
Si le segment est bloqué, le thorax apparaît alors presque toujours en position d’inspiration, sans possibilité d’une expiration totale et naturelle. Les muscles intercostaux sont contractés, ceux du dos et des omoplates douloureux, contractés et hyper-sensibles. La personne, dans cette situation, semble froide et distante des évènements. Les manifestations typiques sont alors des mains froides et en sueur, un manque de sensibilité aux tétons, une hypertension, de l’asthme, des palpitations, une angoisse cardiaque avec tachycardie et extrasystoles, une tendance aux maladie broncho-pulmonaires .
Les émotions retenues sont: des pleurs déchirants, un désir ardent, une colère sauvage, qui cachent la douleur et la tristesse.
Le rire stimulé par chatouillements peut aider la libération de ce segment.
Le sixième segment est le diaphragme, localisé dans l’oreille au niveau du début de l’hélix. La respiration diaphragmatique est associée à la relaxation et au reflex orgasmique. La contraction de ce segment est liée à l’angoisse et à la peur de perdre le contrôle, notamment du point de vue sexuel.
Si le mouvement diaphragmatique est bloqué, le fonctionnement des organes qui y sont liés de manière énergétique (estomac, foie, plexus solaire) est compromis. Qui plus est, le blocage de ce segment peut produire des lordoses de la colonne vertébrale.
Le réflexe de vomir, provoqué par la pression sur la langue, libère non seulement le cou mais a aussi une action sur le diaphragme.
Le septième segment est le segment abdominal, dont le blocage est dû à la contraction en spasmes des grands droits antérieurs et des tranverses et, derrière, à l’insertion basse du grand dorsal et des muscles qui lui sont proches. Les points auriculaires qui lui correspondent se trouvent dans la conque supérieure. Les muscles sont souvent noués et fort sensibles. Cette tension est liée à la peur d’éprouver quelque chose, notamment les sensations sexuelles, et elle bloque en effet les organes génitaux. S’il y a dans ce segment une stase énergétique, la tendance est alors d’arriver rapidement à l’orgasme. Ce segment est touché dans les sanglots. Le déblocage du segment ne présente pas de grosses difficultés puisqu’un massage avec mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre suffit.
Le huitième et dernier segment comprend pratiquement tous les muscles du pelvis, les fesses, l'anus, les organes génitaux et les membres inférieurs. Ce segment est représenté dans la conque supérieure et dans la fossette naviculaire. Toute pathologie touchant les organes de ce segment est le résultat d’un blocage chronique. En cas de blocage, le bassin semble rigide, sans vie, avec une diminution des sensations sexuelles, et notamment insensibilité du pénis, du vagin et parfois hypersensibilité de l’urètre. Pour relaxer le pelvis, il suffit de contracter et de relâcher de façon répétée le revêtement pelvien.
Les fonctions énergétiques liées à ce segment sont le gros intestin avec l’évacuation et les reins et la vessie avec la miction, ainsi que les membres inférieurs qui, avec le pelvis, contribuent à la perte d’énergie. Les genoux noués sont en effet associés au sentiment de peur et d’insécurité, et la tension des jambes peut être liée au désir de s’échapper d’une situation désagréable ou de la tentative inconsciente d’arrêter un changement.
Du point de vue de l’émotion, ce segment peut contenir la répression d’une angoisse œdipienne et une colère sadique de type anal (écrasante) ou de type phallique (pénétrante ou pulsante).
Dans chaque partie du corps, « le plaisir inhibé se transforme en colère ». Un plaisir sexuel sain ne peut être ressenti tant que la cuirasse pelvienne résiste. En raison du contenu émotionnel et énergétique élevé qui y sont retenus, le segment pelvien est d’habitude traité en dernier. Dans ce segment, un organisme chroniquement bloqué n’est pas en mesure de métaboliser de façon adéquate l’apparition à l’improviste de cette énorme quantité d’énergie si on ne lui permet pas de s’adapter petit à petit à cette augmentation bio-énergétique. Ce que l’on ne peut obtenir qu’avec le déblocage graduel des différents segments selon un ordre qui va du premier, le segment oculaire, au huitième et dernier. Une telle procédure n’est pas arbitraire, mais suit la direction du flux énergétique. Si le pelvis était traité prématurément, l’énergie pourrait se heurter tout de suite avec le segment oculaire, qui ne serait pas en mesure d’intégrer toute cette énergie émotionnelle.

Osvaldo Sponzilli
Ospedale San Pietro FatebenefratelliVia Cassia 600 00189 Roma Italy
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